Cela fait maintenant longtemps que l’on connaît les dangers associés à l’amiante et aux dommages qu’il peut causer sur la santé. Et pourtant, malgré les nombreuses études ayant été menées ces dernières années et prouvant que l’exposition à l’amiante, quel que soit son type, induit un risque accru de contracter des maladies, certains clament encore aujourd’hui que le chrysotile (aussi appelé “amiante blanc”) peut ne pas être toxique si l’usage que l’on en fait est totalement maîtrisé.
Ainsi, l’exploitation minière de l’amiante et la fabrication de produits contenant ce minéral sont des activités qui se maintiennent dans certains pays du monde, et ce contrairement à la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avançant que la meilleure solution consiste à mettre fin à l’exploitation minière de l’amiante.
En 2015, lors de la Convention de Rotterdam au cours de laquelle les Nations Unies ont voté le traité relatif aux produits dangereux, sept nations se sont opposées à l’ajout du chrysotile à la liste desdits produits ; il s’agit de Cuba, de l’Inde, du Kazakhstan, du Pakistan, de la Russie et du Zimbabwe.Malheureusement, en dépit de l’écrasante majorité de pays votant en faveur de la classification du chrysotile en tant que produit dangereux, le traité n’a pas été adopté, faute de consensus. Notons qu’en 2013, les plus grand exportateurs mondiaux d’amiante étaient la Russie, le Kazakhstan, le Brésil, la Chine et l’Inde…
Pour comprendre toutes les étapes d’un projet de désamiantage, nous vous invitons à consulter ce guide complet sur le désamiantage.
Exploitation minière de l’amiante : les efforts faits à échelle internationale pour interdire l’usage de ce minéral
Aux côtés de l’OMS, trois autres organisations sanitaires internationales majeures ont fait campagne afin de totalement interdire l’usage de l’amiante. Il s’agit de la Fédération mondiale des associations de santé publique, de la Commission Internationale de la Santé au Travail et de la Confédération Syndicale Internationale. En 2010, l’Association américaine de santé publique avait également répondu à l’appel.
En 2013, lors de l’Assemblée internationale de la santé, l’OMS a présenté un plan d’action international s’échelonnant sur plusieurs années, le but étant d’avoir atteint chacun des objectifs visés en 2020. Ce plan d’action comprenait des politiques ainsi que des procédés permettant d’aider à la prévention et au contrôle des maladies non transmissibles dont font partie celles liées à l’amiante. Les objectifs visés étaient les suivants :
– Mettre fin à l’usage de tous types d’amiante à échelle internationale
– Aider les pays à remplacer les matériaux contenant de l’amiante par des substituts moins dangereux pour la santé
– Réaliser des diagnostics plus hâtifs et améliorer les services de traitement et de rétablissement dans le cas de maladies liées à l’amiante
– Tenir un registre des personnes ayant été exposées à l’amiante et mettre en place un système de surveillance médicale
Finalement, et suite aux étapes définies dans ce plan d’action, l’OMS continuera de faire tout ce qui est en son possible pour sensibiliser la population mondiale et mettre l’accent sur les dangers liés aux matériaux contenant de l’amiante, plus particulièrement les débris amiantés qui devraient être traités comme des déchets dangereux.
Pour comprendre toutes les étapes d’un projet de désamiantage, nous vous invitons à consulter ce guide complet sur le désamiantage.


